Partenariat SODET et Fondation du Collège Lionel-Groulx
En septembre 2010, la Société de développement économique Thérèse-De Blainville (CLD), la SODET, de concert avec la Fondation du Collège Lionel-Groulx, lançait son programme de bourses étudiant-entrepreneur, une innovation apparemment inégalée à l’échelle du Québec. Un an plus tard, les représentants du Collège et de la SODET ont salué l’esprit d’entreprise des jeunes qui ont bénéficié de cette aide financière et ont rappelé l’origine et la singularité de cette bourse.
«Je ne connais pas, au Québec, de collège, ni même d’université qui reçoivent des bourses si importantes consacrées au démarrage d’entreprises. J’aime croire que nous sommes les seuls en Amérique du Nord à le faire, ne serait-ce que pour nous démarquer», a d’entrée de jeu déclaré Charles Le Borgne, directeur général de la SODET.
Poursuivant, M. Le Borgne s’est dit convaincu qu’avec une population de plus de 5 000 étudiants, le collège Lionel-Groulx représente assurément un terreau fertile en jeunes entrepreneurs. «On n’a pas de pétrole, mais on a des entrepreneurs», a-t-il illustré.
À preuve, l’octroi de deux nouvelles bourses étudiant-entrepreneur totalisant 7 500 $ à trois étudiants du collège, à savoir les jeunes promoteurs Valérie Hamelin, pour son entreprise Productions mosaïculture, et Gabriel Deslauriers et Christopher Laverdure, pour leur entreprise Super hydro bulle.
Productions mosaïculture
C’est en 2010 que Valérie Hamelin a démarré Productions mosaïculture, une entreprise de diffusion artistique axée sur le multiculturalisme des arts de la scène et qui se spécialise en danse, en percussion et en chant. Son entreprise cible les CPE, les écoles primaires et secondaires, les cégeps, les municipalités, les PME et grandes compagnies, les dirigeants de festivals, et plus encore. Trois volets sont exploités: animation et intervention scolaire, spectacles réguliers ou participatifs, et maquillage fantaisiste. Un emploi est créé et l’entreprise a recours à une vingtaine de sous-traitants. Le coût du projet s’élève à 13 000 $ et la bourse reçue est de 4 000 $.
Super hydro bulle
Entreprise de divertissement, celle créée par Gabriel Deslauriers et Christopher Laverdure souhaite se démarquer dans la location de bulles gonflées à l’air et permettre aux utilisateurs de «marcher» sur l’eau.
Le coût du projet est de 22 200 $ et la bourse octroyée y contribue à hauteur de 3 500 $. Six segments de marché sont visés: fêtes d’enfants, fêtes privées, fêtes corporatives, événements organisés par les municipalités, les parcs aquatiques et les camps de jour. Super hydro bulle, exploitée depuis le printemps 2011, ajoute trois emplois à Thérèse-De Blainville, six mois par année.
Mentionnons que les étudiants récipiendaires d’une telle bourse bénéficient également, et gratuitement, du soutien technique d’un commissaire au développement économique de la SODET, pendant les premiers mois d’exploitation de leur entreprise.
Pour être éligibles à la bourse, les étudiants promoteurs doivent être inscrits à un programme du collège Lionel-Groulx et réussir le cours Comment lancer sa propre entreprise (401-Z21-LG). Démarré à l’automne 2010, ce cours a depuis été dispensé à une dizaine de groupes, auxquels s’ajoutent cinq nouveaux groupes cet automne.
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