Depuis quelque temps, la neutralité du web est remise en cause, notamment en France. De nombreux sites sont contraints de fermer ou d'être relocalisés afin d'échapper aux tourments infligés par certains groupes de pression. L'un des exemples les plus médiatisés du moment est WikiLeaks.
WikiLeaks
WikiLeaks est un site web lanceur d'alertes qui a été créé en 2006 pour révéler des documents et des analyses politiques « top secret ».
28 novembre 2010
WikiLeaks annonce avoir récupéré près de 250 000 télégrammes de la diplomatie américaine (cablegate), il y a exactement 243 270 dépêches diplomatiques envoyées au siège du département d'État des États-Unis à Washington et 8 017 directives envoyées aux missions diplomatique américaines, soit un total de 251 287 télégrammes, qui ont commencé à être diffusés depuis le 28 novembre 2010. Tous ces « cables » seront publiés par étapes au cours des prochains mois afin de « rendre justice » à ces documents.
Julian Assange
Julian Assange est l'un des porte-parole les plus connus de WikiLeaks, il en serait même son fondateur (même s'il ne se présente pas ainsi). Le 21 août, il est accusé de sexe par surprise (le fait de forcer son ou ses partenaires à ne pas utiliser de préservatif, cette loi n'existe qu'en Suède) par la justice suédoise, cette accusation survenant peu de temps après la publication sur WikiLeaks de quelques 77 000 documents confidentiels de l'armée américaine sur la guerre en Afghanistan.
Julian Assange se rend à la police britannique le 7 décembre 2010. Il est actuellement en détention provisoire, dans l'attente de la décision de la justice, sur son extradition ou non vers la Suède, pour être interrogé sur le délit dont il est soupçonné.
Les attaques contre WikiLeaks
Ainsi le Vendredi 3 Décembre, c'est OVH qui [Cher Visiteur/Membre vous ne pourrez pas voir le lien avant d'avoir répondu au messageCher Membre\Visiteur vous devez répondre au message pour voir le lien], suite à des pressions du ministre de l'économie Éric Besson, son PDG, Octave Klaba a saisi la justice pour connaître la légitimité de la requête du ministre.
- 28 novembre 2010 : WikiLeaks fait l'objet d'une attaque, le site devient inaccessible dans la soirée.
- 1er décembre 2010 : Amazon, hébergeur Web de WikiLeaks décide de stopper l'hébergement du site qui « ne possède pas les droits pour publier ces documents confidentiels ».
- 4 décembre 2010 : le compte Paypal du site est suspendu.
- 6 décembre 2010 : l'établissement financier suisse clôture le compte de Julian Assange, Mastercard annonce également faire tout son possible pour empêcher WikiLeaks de recevoir des dons.
- 7 décembre 2010 : Visa bloque également les virements adressés au site.
Actuellement WikiLeaks est [Cher Visiteur/Membre vous ne pourrez pas voir le lien avant d'avoir répondu au messageCher Membre\Visiteur vous devez répondre au message pour voir le lien].
La réplique des défenseurs de la liberté d'expression et de WikiLeaks
LOIC (Low Orbit Ion Cannon)
Pour faire aboutir des attaques de « déni de service » (DDOS), qui visent à saturer de requêtes les serveurs des sites visés, les pirates informatiques utilisent un « serveur maître » qui commande des « réseaux de robots » (ou « botnets ») parfois composés de centaines de millions d'ordinateurs. LOIC, un nouveau logiciel, mis à disposition par certains membres d'un groupe se faisant appeler « Anonymous », a vu le jour pour la première fois en téléchargement fin 2009. La philosophie de ce programme est de permettre à chacun de participer à une cyber-attaque, sans la moindre compétence informatique. Dans l'interface du programme, l'utilisateur n'a qu'à indiquer l'adresse URL « cible » du site web qu'il compte attaquer. Ce sont donc les utilisateurs du programme eux-mêmes qui constituent « un réseau de robots volontaires », permettant ainsi une attaque coordonnée. Avec la fonctionnalité « hive mind », ceux qui installent LOIC consentent à ce que leur ordinateur soit contrôlé à distance. Ainsi en noyant un site web de requêtes de connexion, un tel groupe peut réussir généralement à le mettre hors-service.
Opération Payback
Payback est un groupe qui coordonne des attaques contre les adversaires du piratage sur Internet et qui se positionne en tant que défenseur d'un « Internet libre et ouvert à tous ». Lorsque les adversaires du piratage ont commencé à lancer des dénis de service distribué (DDoS) sur les sites de torrent, les défenseurs de libre ont décidé à leur tour de leur lancer des attaques DDoS. Payback est affilié au groupe « Anonymous ».
En décembre 2010, les membres de l'opération Payback, composés du collectif Anonymous et de nombreux sympathisants, mènent de nouvelles attaques de déni de service contre les sites ayant porté préjudice à WikiLeaks afin de défendre la liberté d'expression :Openleak : l'alternative
- Le site Postfinance.ch, qui a gelé un compte bancaire de collecte de fonds en faveur de WikiLeaks ;
- MasterCard et Visa, qui ont empêché leurs utilisateurs de donner à WikiLeaks ;
- Le cabinet d'avocats suédois des deux femmes poursuivant Julian Assange pour une affaire de « sexe par surprise ».
Bien que l'arrestation de Julian Assange ne freine pas la publication des documents diplomatiques, une partie de l'équipe de WikiLeaks a décidé de [Cher Visiteur/Membre vous ne pourrez pas voir le lien avant d'avoir répondu au messageCher Membre\Visiteur vous devez répondre au message pour voir le lien]. La différence est que les contenus dérobés iront directement à des journaux et ne seront plus publiés directement sur le site afin d'éviter d'éventuelles poursuites et attaques.
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